En ce début de vacances estivales, les PEP 77 souhaitent revenir sur une année riche en projets menés au sein du dispositif CLAS avec les enfants, les équipes des centres sociaux de Melun et les familles. Une année faite d’expérimentations, de créations, de débats, de jeux, de mises en scène et de productions collectives.
Derrière les supports réalisés, une même ambition a guidé notre action : Aider les enfants à mieux comprendre ce qu’ils vivent, ce qu’ils ressentent et ce qu’ils peuvent faire pour agir positivement dans leur environnement.
Des projets qui témoignent de la capacité des enfants à appréhender les enjeux de leur quotidien
Cette année, plusieurs projets ont permis d’aborder des sujets essentiels dans le parcours des enfants : les rumeurs, les fake news, les moqueries, les exclusions, le respect, la vie privée, l’entraide, les émotions et le rôle du groupe face aux situations difficiles. Ces thématiques ne sont pas abstraites pour les enfants. Elles traversent leur quotidien, dans la cour, à la cantine, dans les échanges entre pairs, dans les usages numériques ou dans les discussions familiales.
Ce que ces projets ont révélé est précieux. Les enfants savent observer. Ils savent repérer l’injustice, la gêne, la solitude ou la peur, même lorsqu’ils ne trouvent pas toujours les mots pour les exprimer. Ils comprennent rapidement qu’une parole peut blesser, qu’un silence peut encourager une situation difficile, mais aussi qu’un geste d’aide ou une parole bienveillante peut changer la suite d’une histoire.
Les ateliers ont également montré que les enfants ne demandaient pas seulement qu’on leur explique les règles. Ils avaient besoin de les vivre, de les tester, de les discuter. Lorsqu’ils jouaient une scène, choisissaient une réaction, imaginaient une conséquence ou créaient une fausse information pour mieux la déconstruire, ils devenaient acteurs de leurs apprentissages. Ils ne reçevaient pas seulement un message de prévention : ils construisaient eux-mêmes une manière de comprendre le monde.
Interdire ne suffit pas
L’un des grands enseignements de cette année est que la prévention fonctionne mieux lorsqu’elle ne se limite pas au rappel de l’interdit. Dire que le harcèlement est interdit est nécessaire, mais insuffisant. Il faut aussi aider les enfants à comprendre comment une situation se construit, pourquoi un groupe peut se laisser entraîner, pourquoi certains restent spectateurs, et comment chacun peut contribuer à réparer.
Importance de la valorisation des enfants et de l’implication des familles
Les projets menés ont aussi confirmé l’importance de la valorisation. Lorsqu’un enfant voit son idée devenir une carte, une histoire, une scène ou un livret, il ne se sent plus seulement participant, il en devient l’auteur. Cette reconnaissance change la posture : elle renforce l’estime de soi, encourage la prise de parole et donne du sens aux apprentissages.
Enfin, ces actions rappellent que les familles ont toute leur place dans la démarche. Les parents n’étaient seulement invités à voir le résultat final. Ils pouvaient être associés aux réflexions, questionnés, mis en situation et accompagnés avec des supports simples. Face aux fake news, aux conflits entre enfants ou aux usages numériques, les parents ont exprimé le besoin d’outils concrets.
Au fond, cette année nous rappelle une chose simple : Les enfants ont beaucoup à dire sur le monde dans lequel ils grandissent. Notre rôle est de créer les conditions pour qu’ils puissent l’exprimer, le questionner et y prendre leur place.
Les PEP 77 remercient l’ensemble des enfants que nous avons accompagnés, les parents pour leur confiance et leur disponibilité ainsi que les centres sociaux pour la qualité de la relation de travail et des conditions favorables à la co-construction. Enfin, nous remercions l’ensemble de nos partenaires financiers comme la CAF 77, la fondation Orange, la Fondation Afnic et la CAMVS pour leur soutien.
